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ACTUALITES

Lors de la journée du Souvenir Vendéen du 10 juin 2017, une plaque en mémoire de la famille de Mesnard, a été apposée sur un mur extérieur de l’église paroissiale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une première plaque avait été apposée sur la chapelle du château  le 20 septembre 1953. vous trouverez la chronique de cette journée ci-dessous.

chronique du souvenir vendéen

 

 

Chronologie

Étymologie

ArmoiriesDesMesnard

Armoiries des Mesnard « d’argent fretté d’azur »

Connue dès le XIIème Siècle, la Barotière aurait été la résidence des Barroteau, puis des Mesnard ; seigneurs du lieu au XVIIème Siècle.

Préhistoire

On  a trouvé des haches polies en silex et en diorite, un poignard et une pointe de poignard néolithique. Il a dû exister un mégalithe au lieu-dit « La Galerie », allée couverte ou dolmen.

 

Époque Gallo- Romaine

Une voie Romaine passerait à la Barotière, venant de Poitiers, Mallièvre, Saint-Michel-Mont-Mercure, et se dirigeant sur Nantes par Saint-Georges-de-Montaigu et Saint-Philbert-de-Granlieu.

Moyen-âge

L’ancienne église dédiée à Saint-Christophe date du XIIème  et XIVème Siècles.  Elle possède une seule nef couverte d’une voute de bois ; un arc brisé marque l’entrée du chœur voûtée en ogive. On connaît en 1243, les Seigneurs du lieu, les GOYAU, puis les FOUCHER en 1395.

ChristopheMesnard

Christophe MESNARD

XVIIème Siècle

Christophe MESNARD fait l’acquisition de la Barotière en 1640, moyennant 42.000 livres, et est enterré dans l’église en 1665.

XVIIIème Siècle

La Châtellenie de la Barotière est érigée en comté en 1768. Durant les guerres de Vendée, le Château des MESNARD est incendié par deux soldats républicains du Camp des Quatre-Chemins-de-l ‘Oie.

XIXème Siècle

La Duchesse de Berry visite en 1828, la Barotière et le château de son premier écuyer le Comte de MESNARD, qui était près du Duc, lorsque celui-ci fût assassiné en 1820 par LOUVEL. Le Comte de MESNARD suivra la Duchesse dans toutes ces pérégrinations, jusqu’ à Blaye où ils seront tous les deux emprisonnés. Il comparaîtra devant les Assises de Montbrison pour avoir participé à l’expédition du « Carlo-Alberto ». Acquitté, il ne cessera de s’occuper des intérêts de celle-ci. Sa mort en 1842 la privera d’un soutien efficace.

La propriété des MESNARD passe par alliance à la vieille famille bretonne des Le PELETIER de ROSANBO, qui fait construire l’église, actuelle de Mesnard-la-Barotière (1871) : c’est en 1977 que l’église est devenue propriété de la commune.

XXème Siècle

Mme Giscard d'Estaing chez M Cousseau, Maire

En 1950, l’abbé BOISSEAU, curé de la paroisse découvre des peintures dans l’ancienne église Saint Christophe, désaffectée depuis 1871. Le 19 Mai, le Maire écrit au Préfet pour signaler la découverte.

Le premier Mars 1951 l’église est inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques. Le 7 Octobre 1975, le conseil municipal délibère de la restauration.

Le 27 Novembre 1978, Mme Giscard d’ Estaing visite la commune et la bergerie de M. Louis COUSSEAU, Maire et Conseiller Général.

Le 28 Novembre 1978, Monsieur GACHET, du Ministère de la Culture, visite l’ancienne église Saint Christophe.

Le 6 Avril 1984, l’église restaurée est inaugurée. Au printemps 1987, les travaux pour dégager les peintures débutent.

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Histoire complète de Mesnard-la-Barotière

Situation de la commune :

Comme toute commune de Vendée et de France, Mesnard la Barotière a une histoire et cette histoire vaut d’être contée et transmise aux générations actuelles et futures. La commune de Mesnard-la-Barotière est située au Nord Est du département, dans le haut bocage vendéen. Elle est située à 7 kms des Herbiers et à 40 kms de la Roche sur Yon. Cette commune à proximité des zones plus urbaines a su préserver son caractère agricole ainsi que les vestiges de son passé datant du XIème siècle.

Commune de 891 habitants (recensement 1999), Mesnard-la-Barotière s’étend sur 1183 hectares, soit une densité de 75 habitants au Km². Elle fait aujourd’hui partie de la Communauté de Communes du Pays des Herbiers qui se compose de 8 communes (Beaurepaire, Les Epesses, Les Herbiers, Mesnard la Barotière, Mouchamps, Saint-Mars-la-Réorthe, Saint Paul-en-Pareds, Vendrennes). Le nombre d’habitants sur ce territoire est de 23 706.

De la Préhistoire au XIV ème siècle

Revenons dans le passé et découvrons ensemble l’histoire de notre commune.Ancienne Eglise St Christophe

Les racines de Mesnard-la-Barotière plongent dans les mystères de la préhistoire mais ne nous ont laissé que bien peu d’objets souvenirs pas plus qu’elles nous permettent de confirmer la tradition d’un camp romain qui, à l’emplacement du château actuel, était chargé de maintenir l’ordre dans le pays. Ce castel aurait été bâti au bord de la voie romaine allant de Poitiers à Nantes, par Mallièvre, le Mont-Mercure, les bois verts, la Barotière, Saint Georges-de-Montaigu. Il est vrai que le plan carré des douves, visibles encore sur l’ancien cadastre, autour de vestiges maintenant disparus, ne contredit pas la légende. Toutefois les soubassements voûtés de la tour ruinée de briques qui subsiste aujourd’hui, ne semble guère remonter au-delà du XIV ème.

En fait, c’est le mur nord de la nef de la vieille église qui constitue aujourd’hui le plus ancien témoignage humain de la commune : ses petites fenêtres furent maçonnées voici plus de 9 siècles.

 

Les vieilles chartes qui dorment depuis le XIIe siècle parlent de la Barotière ou de Baroteria et de ses premiers seigneurs comme Jehan Baroteau, soumis à des seigneurs plus puissants comme Enjebaud GOYAS ou GOYAU (1149), maître du pays environnant et protecteur de l’abbaye de la Grainetière. Peut être que ce sont les armoiries des Goyas que l’on peut voir dans la scène de la dédicace de chœur : ce chœur et ses peintures, postérieures à la nef pourraient dater de la fin du XIIIe siècle, du temps du Roi Saint Louis.peintures murales 003

Aux XI ème et XII ème siècles, les comtes de la région furent de grands constructeurs d’abbayes (abbayes de Notre Dame de la Grainetière, XIIème siècle), de prieurés et d’église romanes (Eglise Saint Christophe construite au XIème siècle). L’écart de la Boule situé non loin de l’ancienne église suggère la structure d’une motte féodale de par son tracé et de par sa situation stratégique par rapport au reste de la commune. Les moines de la Grainetière auraient aménagé à cette même époque les étangs de la Tricherie pour y faire de la pisciculture. Ceci expliquerait la succession d’étangs ainsi que les canaux qui les lient entre eux.

 

 

Une charte de 1297, conservée à Niort, montre que Hugues de Thouars, Seigneur de Pouzauges a acheté la seigneurie de la Barotière à Joffrey GOYAU. Cela fait entrer la Barotière dans la mouvance thouarsaise.

En 1368, Louise de Thouars apporte en dot la Barotière à Louis de Beaumont, Chevalier et Seigneur de Bressuire.

 

De la guerre de cent ans à la Révolution

C’est durant la guerre de Cent ans, quand Du Guesclin reprend les places-fortes poitevines abandonnées aux Anglais, que l’église de la Barotière affronte la première tourmente de son histoire et la contrée subit des ravages. Le château appartient aux Beaumont de Bressuire, plusieurs fois partisans des Anglais. Heureusement, Guyart de Beaumont, Chevalier, Seigneur de la Barotière finit par rallier le parti du roi de France. La Barotière put relever ses ruines et accueillir de temps à autre ce grand seigneur poitevin qui se plaisait à y venir chasser. Guyart de Beaumont épouse en 1402 Marie CHABOT. Là aussi, on retrouve sur une des pierres tombales de la vieille église les armoiries des Chabot. Leur fille Marie de Beaumont, dame de la Barotière épouse de Jean de Montfaucon, chevalier seigneur de Saint Mesmin hérite de la Barotière en 1440.

ChappelleChateauMais sans doute est-ce plus tard, au XVe siècle, que dans la paix retrouvée grâce à Jeanne d’Arc, le petit clocher actuel de la vieille église, vint compléter l’édifice. Peut-être est-ce aussi au XVe siècle que fut construite la petite chapelle de gothique tardif que l’on voit encore près des ruines du château et où figure le nom de Marie de Feschal, dame de la Barotière épouse de Jacques de Montfaucon.

A l’époque médiévale, la seigneurie et l’entretien du chœur de l’église se transmettaient par héritage ou achat. La Barotière a pris son origine autour du château des seigneurs du lieu et le bourg ne fut autre chose que le groupement des habitations des serviteurs. Toute la paroisse dut appartenir aux seigneurs de la Barotière, comme avant la Révolution, elle appartenait aux comtes de Mesnard. Les petites propriétés qui existent à la Barotière et qui sont très enserrées entre celles du château, ont pu se former par concessions de terres faites par le seigneur.

 

 

On peut retenir 2 dates essentielles dans l’histoire de Mesnard la Barotière :

 

Le 24 Octobre 1640, Christophe MESNARD, achète la Barotière pour 42 000 livres à la veuve d’un bourgeois de Fontenay le Comte, Raoul Gallier-Picard qui avait finit par s’en retrouver propriétaire.

Christophe ChristopheMesnardMESNARD, seigneur de la Vergne, s’illustra au service de la monarchie contre le soulèvement de la Fronde en Bas-Poitou comme lieutenant de Gabriel de Châteaubriand. Plus tard, il fut Lieutenant Général du Roi en Bas Poitou. Châteaubriand le prit en affection et se chargea de son éducation militaire, puis de son avancement. Il fut aussi suivi et aidé par le Cardinal de Richelieu, le puissant ministre de Louis XIII.

La famille de Mesnard ou Maynard est une des plus anciennes du bas poitou et des plus honorables. Une charte relative à la formation du prieuré de Fontaines, datant de 1050, est le document le plus ancien où il soit fait mention d’un Maynard. Cette famille figure avec honneur dans les annales du Poitou et des prises d’armes de la Vendée.

 

 

Les armoiries des Mesnard « d’argent fretté d’azur », sont, depuis cette époque, peintes sur les murs de la nef et sculptées sur les pierres tombales du chœur.ArmoiriesDesMesnard

Alexandre de Mesnard, né en 1724, commandeur de St Lazare, chevalier de Saint Louis, page de la grande écurie, maréchal de camp et des armées du roi, capitaine au régiment de la cavalerie de Navarre et qui, fort des services rendus à la France et au Roi, obtint que la terre de la Barotière soit érigée en comté de Mesnard par lettres patentes de décembre 1766.

 

La seconde date est celle du 4 juillet 1768, ce jour là, une assemblée des habitants acceptait de modifier le nom de leur paroisse, jusqu’ici chatellenie de la Barotière, désormais érigée par le roi Louis XV en « Comté de Mesnard ». Voilà pourquoi la carte de France commandée par Louis XVI à l’ingénieur CASSINI, porte l’appelation « Mesnard olim –c’est à dire « autrefois » – la Barotière ». Mais pour d’obscures raisons, le conservatisme des habitants a imposé au pouvoir central de conserver jusqu’à nos jours le nom double Mesnard-la-Barotière.

 

C’est en ces temps de changement qu’une tourelle d’escalier permit d’accéder au clocher, en remplacement sans doute d’une simple échelle ou de degrés ménagés quelque part dans l’épaisseur des murs.

La cloche à laquelle on avait alors accès, fondue en 1696, existe toujours. Après trois siècles de toscins et de glas, de sonneries d’allégresse et d’appels aux assemblées ou au catéchisme, elle attend le XXIe siècle dans le clocher de la nouvelle église, où elle a été transportée en 1960 et elle y fait toujours entendre sa voix.

La vieille église St Christophe avait déjà son visage actuel. Une grande surprise est de voir ce joyau de la foi médiévale en Bocage Vendéen franchir sans encombre les ouragans de la Révolution et de la guerre de Vendée. La commune de Mesnard-la-Barotière n’ignora pourtant rien de ce qui allait se passer dans la région de 1793 à 1832.

Plusieurs habitants périrent en combattant du côté « blanc » et plusieurs signes tendent à prouver qu’après la défaite de Cholet, une bonne moitié des familles franchit la Loire à St Florent le Vieil, le 18 Octobre 1793, pour suivre le grand périple jusqu’à Granville, dit de la Virée de Galerne où devait disparaître durant l’hiver des dizaines de milliers de Vendéens. Le comte Alexandre de Mesnard, émigré, était mort en Allemagne, mais sa femme était au passage du fleuve. La marquise de la Rochejacquelein raconte dans ses mémoires « Je vis la vieille Mme de Mesnard, qui venait de se casser la jambe en se rendant la nuit en charrette à Saint Florent, sa fille était près d’elle. Beaucoup de dames me priaient de les prendre sur mon bateau… ». Elle mourrut à Varades quelques jours plus tard.

Les archives du tribunal Militaire de La Rochelle nous apprennent aussi que le Maire de la commune, René Audureau, qui n’avait pas franchi la Loire, fut arrêté le 5 décembre dans sa maison du bourg, le jour même de la déroute du Mans où périssaient plusieurs de ses administrés. René Audureau avait suivi l’opinion de Charrette, opposé au périple outre Loire, mais c’est pour avoir colporté dans la paroisse un  appel de ce général Vendéen, qu’il fut emmené à La Rochelle, jugé et guillotiné.

On compte sans doute par dizaines les habitants de Mesnard-la-Barotière qui, au cours de ce terrible hiver 1793-1794, moururent quelque part en Normandie, en Maine ou en Bretagne.

Les archives des tribunaux de Nantes, d’Alençon, du Mans, nous permettent de retrouver la trace de plusieurs jeunes filles de la commune, condamnées à mort, parce qu’elles avaient été trouvées à la suite de l’armée Catholique et Royale. Et le registre clandestin nous apprend que 6 habitants du hameau de la Boule furent massacrés le même jour : parmi eux 3 jeunes filles, les 3 sœurs.

L’Abbé Cornu

Pendant la Révolution, l’abbé Abraham-Michel CORNU est resté dans sa paroisse. Mais comme tous les prêtres qui avaient refusé de prêter serment à la Constitution, il dut se cacher. La tradition rapporte qu’il fit, pendant de longs mois, des voûtes de l’église sa demeure, où il dormait sur de la paille, longtemps conservée à cet endroit en souvenir. Quant à la nourriture, ses paroissiens s’en chargeaient. Chaque jour, les uns ou les autres venaient lui apporter ce qu’il fallait. A l’aide d’un panier et d’une corde, Monsieur le curé faisait monter jusqu’à lui ses provisions. Il tenait un registre clandestin, soigneusement daté du règne de Louis XVII.

Une tradition de famille rapporte que Monsieur l’abbé Cornu avait caché dans un chêne creux, les vases sacrés de l’église de Mesnard. Ce chêne se trouvait tout près du village de la Fournerie. Les sépultures et les baptêmes que l’on venait faire faire à Mesnard de toutes les paroisses environnantes, privées de prêtres, prouvent que le curé de Mesnard était bien resté sur place. A noter en particulier, les baptêmes d’enfants de Treize-Septiers et de Saint-Symphorien, paroisses distantes de plus de vingt kilomètres.

Pendant ces années de guerres et de révolution, les Républicains ou les Bleus, comme on les nommait, firent de nombreuses incursions à la Barotière et dans les environs.

Cent trente et une sépultures furent célébrées par l’abbé Cornu dans le cimetière de Mesnard dans les années 1793 et 1794. Pour expliquer ce chiffre effrayant, il faut penser à tous ceux qui sont mort en martyrs.

Pourtant, choisissant le parti de la paix, le prêtre réfractaire, voyant se dessiner la pacification, conseilla à ses paroissiens de faire leur soumission à la République. Sans attendre l’arrestation de Charrette, il prêta lui même serment de haine à la Royauté exigé par le Directoire. Même lorsqu’un des derniers chefs vendéens, Amant de Vasselot, fut comme l’affirme la tradition, fusillé dans la cour même du château, et sous les yeux de sa fiancée Eléanore de Mesnard, les habitants n’ont pas songé à reprendre les armes.

C’est peut-être au prix de la prudence de son curé, que la vieille église dut de parvenir intacte à nos yeux, à la différence de tant d’autres de ses voisines et alors que le vieux château avait été incendié par deux soldats bleus pendant une trêve. Parce qu’il avait violé la trêve, tous deux furent fusillés.

Les troubles de la Chouannerie, en 1799 et en 1815 trouvèrent visiblement des partisans dans la commune, mais le nouveau comte de Mesnard, Louis Charles s’était refusé à rentrer d’Angleterre, et les successeurs du curé Cornu, se satisfairent comme lui de la liberté de culte garantie par le Concordat.

Ainsi se sont paisiblement terminées ces terribles années de guerre civile.

 

 Du Comte Louis Charles de MESNARD à Flora Elisabeth de BELLISSEN et Marie Caroline de MESNARD.

Le Comte Louis Charles né en 1769 fut le plus célèbre de la famille, il a suivi ses études à l’école militaire de Brienne et il était condisciple de Napoléon Bonaparte. Il fit la campagne de 1792 avec les princes émigrés. Obligé de se retirer en Angleterre, c’est en 1806 qu’il épouse Miss Sarah MASON, veuve du Général Anglais BLONDELL. Ils restèrent en Angleterre jusqu’en 1813. A la mort de son neveu, Ladislas, mort en Russie en 1813, le Comte Charles prend la succession de la terre de MESNARD. Le Comte accompagna M. le Duc de Berry à Jersey, puis à Cherbourg d’où il est envoyé par ce prince à Navarre auprès de l’Impératrice Joséphine. En 1816, il devient premier Ecuyer de Mme La Duchesse de Berry. Il était d’ailleurs près du Duc de Berry lors de l’assassinat de ce Prince et c’est à lui que le Duc s’écria « à moi Mesnard » et lui remit le poignard arraché tout sanglant de sa poitrine. En 1823, Louis XVIII le nomme PAIR DE France et le Roi de Naples le promut en 1824 Chevalier Grand Croix de l’Ordre de St Ferdinand.

En 1827, la Comtesse de Mesnard, Madame Sarah MASON qui bien qu’Anglaise et de religion protestante, voulait que les enfants de la paroisse reçoivent une éducation bien chrétienne, elle fonda l’école des religieuses. Les premières religieuses arrivèrent le 7 septembre 1827, elles étaient deux : Sœur Marie du Crucifiement et Sœur Marie du Sacré-Cœur. La maison d’habitation des sœurs était très humble, elle était située près du cimetière, à peu près à l’endroit où se trouve la salle du foyer rural. En 1856, cette maison fut remplacée par la maison des Frères, l’actuel foyer des jeunes.

 

Tour et chapelle du châteauUn des faits marquant fut la visite le 5 juillet 1828 de Son Altesse Royale Marie-Caroline, Duchesse de Berry, mère du prince héritier à son premier Ecuyer. Pour cette réception, les ruines du Château de Mesnard, vieux et noble manoir avait pris un air de fête. Tout ce que le pays avait de plus distingué y était accouru. Le Curé et les Sœurs de l’Ecole des filles ont reçu Son Altesse Royale, à son arrivée. Le Château ayant brûlé pendant la guerre, le Comte de Mesnard a fait arrangé dans les anciennes écuries une maison propre et très logeable. C’est là que la Duchesse a déjeuné. Toutes les personnes qui s’étaient attachées à ses pas, depuis son entrée en Vendée, étaient venues à sa suite avec un grand nombre de paysans. Ces braves gens ont bien bu, mangé, dansé. La Duchesse ouvrit un bal champêtre dans la grande prairie du Château, avec un paysan du bourg, vétéran de l’armée catholique et Royale. Des coups de fusils furent tirés. Son Altesse Royale a remarqué la Chapelle gothique et charmante. Les peintures anciennes et les écussons furent alors restaurés.

La princesse était à une étape qu’elle prenait pour une tournée triomphale pour penser soulever 4 ans plus tard, en Juin 1832, la Vendée contre son cousin Louis-Philippe d’Orléans. Ce fut le champ du cygne de la chouannerie, avec l’équipée de certains Vendéens derrière la duchesse, et il fut donc donné par le Comte Louis Charles de Mesnard. « L’épopée manquée » de la Duchesse se termina à Nantes ou le Comte de Mesnard fut arrêté avec la jeune femme, ils s’étaient cachés dans une cheminée. Il l’accompagna aussi dans sa prison de Blaye, il comparut devant la Cour d’Assises de Montbrison où il fut acquitté.

Cette fin des vraies espérances monarchistes, valut à Mesnard la Barotière de connaître le sort de beaucoup d’autres villages de Province. Après avoir laissé une vie municipale assez indépendante se développer dans leurs anciennes seigneuries, les familles nobles, n’ayant plus à avoir les yeux tournés vers Paris, réinvestirent leurs énergies, leurs ambitions et leur argent dans leurs terres. D’où un véritable essor des châteaux neufs après 1832. Mesnard eut le sien un peu avant 1840.

Le Comte Charles de Mesnard eut de sa femme SARAH MASON, deux enfants : Elisabeth-Aglaé le 17 avril 1807 et Charles Ferdinand Windsor né en Angleterre le 31 Mai 1809.

En 1827, Elizabeth-Aglaé se marie avec Ludovic LE PELETIER, Comte de ROSANBO, fils du Marquis de ROSANBO.

En 1829, le Comte Charles Ferdinand se mari avec Flora de BELLISEN, fille du marquis de BELLISEN. Charles Ferdinand Comte de Mesnard eut de son mariage la Comtesse Marie Caroline de Mesnard qui eut l’honneur d’avoir pour parrain François 1er, roi de Naples et pour marraine Son Altesse Royale la Duchesse de Berry.

Les Comtesses Flora Elisabeth et Marie Caroline de MESNARD

Si la commune de Mesnard compte et a compté plus d’un bienfaiteur, celles qui doivent y être appelées les vraies bienfaitrices et qui en fait sont les bienfaitrices insignes, ce sont les comtesses Flora Elisabeth et Marie Caroline de MESNARD. Flora Elisabeth, est née à Toulouse en 1808. Dès que son éducation fut terminée, elle fut admise à la Cour, les qualités supérieures de son esprit attirèrent sur elle l’attention et les faveurs. Aussi, le Roi lui même la demanda-t-il au Marquis de BELLISSEN, son père pour le Comte Charles Ferdiand de Mesnard, dont la famille avait donné des preuves si sincères de son dévouement au Roi. Maîtresse d’une grande fortune, Madame la Comtesse l’a voulu employée tout entière à venir en aide aux déshérités, aux orphelins, aux enfants abandonnés. Elle commença par loger et héberger dans son hôtel de Paris une quantité de ces pauvres enfants. Ce fut l’origine de ses Orphelinats. Dès lors, elle se consacra entièrement, avec sa fille Marie Caroline, aux œuvres catholiques, et fonda successivement à Montbeton un Asile pour les missionnaires, un orphelinat pour les jeunes filles à Montauban. D’autres établissement du même genre furent créés par elle. Sa générosité inépuisable soutenait l’enseignement chrétien par la fondation de nombreuses écoles libres. Les comtesses ont également fait édifier 2 églises, une à Montbeton et l’autre dans notre commune à Mesnard.

Eglise Notre DameCette église construite sur les plans de Monsieur de Boismen, architecte à Nantes, est un monument d’une beauté remarquable. Elle fut réalisée pour répondre au désir exprimé par Monsieur de Mesnard, au moment de sa mort. Jusque là ; la paroisse avait une église trop étroite et tombant en ruine. On songea d’abord à un terrain proche de l’ancienne, mais désireux peut être de rapprocher les habitants du château, donc de rapprocher de lui le centre bourg, le choix se porta du côté opposé à celui où était bâtie l’ancienne église. La première pierre de base fut posée et bénie le 28 septembre 1864, cette pierre est la base en granit de la colonne à droite de la table et porte une petite croix gravée. La consécration n’eut lieu que 20 années plus tard, le 29 juillet 1884. Parallèlement à la construction de l’église, et juste en face, ces dames de Mesnard ont également fait édifier l’école des filles. C’est au lendemain du Saint Sacrement de l’église, le 30 Juillet 1884, que Monseigneur l’Evêque de Luçon et Monseigneur Bigandet, évêque de Ramatha, en Palestine, ont bénit cette école de filles où sont gravées au frontispice ces paroles de l’évangile «Laissez venir à moi les petits enfants».

 

Flora Elisabeth de BELLISSEN est décédée le 10 septembre 1887 à Genève d’une maladie de cœur. La mort de Mme la Comtesse de Mesnard a été pour sa fille un déchirement immense. Le souvenir de sa mère hantait sans cesse son âme, et c’est dans les larmes continuelles qu’elle a accompli les derniers mois de son existence. Marie Caroline de Mesnard est décédée le 27 janvier 1888 à l’âge de 57 ans, 4 mois après sa mère.

« Comme il est dans le firmament des étoiles jumelles et inséparables, qui poursuivent leur course dans l’espace, en mêlant leurs rayons, de telle sorte qu’à l’œil et à l’esprit de l’homme ils apparaissent, constellation unique, de même, il est de belles âmes, sœurs par la nature et par la grâce, si étroitement unies entre elles, que l’on ne peut supposer l’une sans l’autre sur la terre, et que la première, en s’envolant vers Dieu, emporte la seconde, bientôt après, dans son essor ».

 De la création de l’école de Mesnard au Marquis Henri Le Peletier de Rosanbo.

Les comtesses Flora Elisabeth et Marie Caroline de MESNARD appelées les bienfaitrices de Mesnard la Barotière ont créé en 1827, l’école chrétienne des filles et c’était la quatrième école ouverte par la congrégation des Sœurs du Sacré-Cœur de Jésus. La Comtesse de Mesnard qui était anglaise et de religion protestante, voulait que les enfants de la paroisse aient accès à l’enseignement et l’éducation Chrétienne.

La Maison d'Olivier

La plaque de marbre qui immortalise cet événement a été pendant longtemps conservée au château puis dans les archives de l’école. C’est en 2003, lors de la journée bénévolat de l’OGEC qu’il a été décidé de la fixer sur l’un des piliers de l’entrée de l’école. Voici l’inscription qu’elle porte : «  Cette école a été fondée par Madame SARAH MASON, Comtesse de Mesnard, le 7 septembre 1827. Elle a été protégée par son fils Charles-Ferdinand, Comte de MESNARD, et rebâtie, d’après leurs désirs, par Madame Flora-Elisabeth de BELLISEN, Comtesse de Mesnard et Mademoiselle Marie Caroline de Mesnard, leur fille, en l’année 1863 ».

 

Les premières religieuses arrivèrent en 1827, elles étaient deux à s’occuper des enfants de l’école, Sœur Marie du Crucifiement et sœur Marie du Sacré-Cœur. La Maison d’habitation des sœurs était très humble, elle était située près du cimetière, à peu près à l’endroit de la salle paroissiale, actuellement la salle du foyer rural. En 1856, cette maison fut remplacée par la maison des frères qui accueille actuellement le foyer des jeunes.

Rappelons qu’à la fin du 19ème siècle, l’école de Mesnard recevait toute la population enfantine de la commune et beaucoup d’enfants des communes voisines. L’école des garçons était tenue par des frères et celle des filles par des sœurs.

 

Dans cette première moitié du 19ème siècle, la population de la commune était plus faible qu’aujourd’hui. On ne comptait guère que 500 habitants (378 en 1791 et 657 en 1886).

A cette époque, le bourg de Mesnard n’avait rien à voir avec celui que nous connaissons actuellement. On y voyait quelques vieilles maisons et mal bâties qui s’éparpillaient le long d’un chemin raboteux, très poussiéreux l’été, très boueux l’hiver. Ce n’est qu’après 1850, que les premières transformations commencèrent avec la construction de l’église, de l’école des filles et de l’école des garçons. A cette même époque, les chemins défoncés et boueux qui sillonnent le bourg font place à des routes empierrées. La misérable planche qui franchit « l’Ardelon » et qui permet d’aller à l’Aubonnière est remplacée par le solide pont de granit que nous connaissons aujourd’hui. L’émulation gagne aussi les petits propriétaires du bourg. Chacun veut avoir une belle maison. Alors on démolit et on rebâtit.

 

C’est à la mort de Marie Caroline de Mesnard le 27 janvier 1888 que la propriété des MESNARD passe à la vieille famille bretonne des LE PELETIER DE ROSANBO.

Melle de Mesnard laissait un testament fait à Evian, le 25 Août 1886. Par celui-ci, elle demandait à ces légataires universels « d’employer tout l’émolument » pour compléter et pour développer les œuvres qu’elle avait fondées.

Après son décès, cinq légataires universels ont constitué une société civile des immeubles de Mesnard – Bellisen. L’ensemble des immeubles de la succession est donc resté en indivision entre les légataires universels. Aux termes de cet acte, Monsieur Henri Alain Le Pelletier, Marquis de Rosanbo, fils et seul héritier de Monsieur le Marquis Christian de Rosanbo, qui, lui était un des légataires de Mlle de Mesnard, a reçu en héritage « le domaine de Mesnard » situé sur les communes de Mesnard la Barotière, Les Herbiers et Saint Fulgent.

 

Découvrez toute l’histoire de Mesnard sur document PDF consultable et téléchargeable :

HistoireComplèteDeMesnard

Association l’Héritage :

Cette associaton créée en 1996 fait connaître le patrimoine historique et culturel du Pays des Herbiers. Elle est désormais présente sur le site web de la Communauté de Communes :

http://www.cc-paysdesherbiers.fr/association-lheritage/